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C’est l’histoire d’un gérant qui estime ne pas l’être réellement…

01 septembre 2026

Suite à un contrôle fiscal, l’administration rectifie l’impôt dû par une société et, corrélativement, taxe personnellement son gérant au titre des revenus distribués. Ce qui n’est possible que si l’administration prouve qu’il est le « maître de l’affaire », conteste le gérant...

« Inutile ! », selon l’administration : le gérant est associé à 50 %, dirigeant statutaire et seul titulaire de la signature du compte bancaire de la société, il est donc présumé être le maître de l’affaire… Mais il n’est que gérant « statutaire », conteste ce dernier, puisque c’est une autre personne qui assure en réalité, la gestion effective de la société : cette personne dispose des identifiants bancaires de l’entreprise, lui-même ne vient pas dans l’entreprise, n’en a pas les clés, ne connaît rien de la gestion de l’entreprise…

Ce qui ne permet pas d’établir, selon le juge, que le gérant n’est pas le maître de l’affaire : il doit être considéré ici comme le bénéficiaire des revenus réputés distribués…

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C’est l’histoire d’un employeur peut-être trop bavard par SMS…

31 août 2026

Une responsable des ventes apprend, par SMS de son manager, que son employeur envisage de la licencier pour motif personnel. Pourtant, 2 mois après, elle est finalement licenciée pour motif économique. Une situation qu’elle conteste...

Selon elle, le SMS reçu 2 mois avant la rupture constitue un licenciement verbal, prononcé sans respecter la procédure. Pour la salariée, l’employeur avait donc déjà décidé de se séparer d’elle… « Faux ! », répond l’employeur : le manager n’a évoqué qu’un projet, sans décision définitive. Un licenciement verbal suppose une volonté claire, définitive et irrévocable de mettre fin à la relation de travail. Ce projet était distinct du licenciement finalement prononcé, fondé sur un motif économique…

Ce qui convainc le juge, qui donne raison à l’employeur : annoncer qu’un licenciement est envisagé ne suffit pas à rompre le contrat. Ici, le SMS ne faisait état que d’un projet, laissant encore à l’employeur la possibilité d’y renoncer ou d’en changer le motif.

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Tableau des cotisations sociales dues par les commerçants et artisans - Année 2026

01 juin 2026

1/ Assiette et taux des cotisations

Tableau récapitulatif des cotisations sociales applicables en 2026 aux artisans, commerçants et professions libérales non réglementées relevant du régime réel des travailleurs indépendants en métropole.

Nouvelle assiette sociale : à compter de la régularisation des cotisations dues au titre des revenus 2025, effectuée en 2026, les cotisations sociales et la CSG-CRDS sont calculées à partir d’une assiette sociale commune. Hors régime micro-fiscal, elle correspond en principe au revenu brut social, après application d’un abattement forfaitaire de 26 %. Les règles particulières applicables aux travailleurs indépendants relevant du régime micro-fiscal sont conservées. Ce tableau ne concerne pas les micro-entrepreneurs ni les professions libérales réglementées relevant ou non de la Cipav.

Cotisation

Base de calcul 2026

Taux applicable

Maladie-maternité

Maladie-maternité 1

Revenus inférieurs à 9 612 € — 20 % du PASS

0 %

Revenus compris entre 9 612 € et 19 224 € — de 20 % à 40 % du PASS

Taux progressif de 0 % à 1,50 %

Revenus compris entre 19 224 € et 28 836 € — de 40 % à 60 % du PASS

Taux progressif de 1,50 % à 4 %

Revenus compris entre 28 836 € et 52 866 € — de 60 % à 110 % du PASS

Taux progressif de 4 % à 6,50 %

Revenus compris entre 52 866 € et 96 120 € — de 110 % à 200 % du PASS

Taux progressif de 6,50 % à 7,70 %

Revenus compris entre 96 120 € et 144 180 € — de 200 % à 300 % du PASS

Taux progressif de 7,70 % à 8,50 %

Part des revenus supérieure à 144 180 € — au-delà de 300 % du PASS

6,50 %

Maladie-maternité 2 — indemnités journalières

Revenus dans la limite de 5 PASS, soit 240 300 €.
Assiette minimale : 19 224 € — 40 % du PASS.

0,50 %

Allocations familiales

Allocations familiales

Revenus inférieurs à 52 866 € — 110 % du PASS

0 %

Revenus compris entre 52 866 € et 67 284 € — de 110 % à 140 % du PASS

Taux progressif de 0 % à 3,10 %

Revenus supérieurs à 67 284 € — au-delà de 140 % du PASS

3,10 %

Retraite et invalidité-décès

Retraite de base

Revenus dans la limite de 48 060 € — 1 PASS

17,87 %

Part des revenus supérieure à 48 060 €

0,72 %

Retraite complémentaire

Revenus dans la limite de 48 060 € — 1 PASS

8,10 %

Part des revenus comprise entre 48 060 € et 192 240 € — de 1 à 4 PASS

9,10 %

Invalidité-décès

Revenus dans la limite de 48 060 € — 1 PASS

1,30 %

Contributions sociales

CSG-CRDS

Revenus d’activité — assiette CSG-CRDS déterminée selon les règles de la nouvelle assiette sociale

9,70 %

Revenus de remplacement

6,70 %

Contribution à la formation professionnelle — CFP
Due au titre de 2026 et payable en novembre 2026

Commerçant ou profession libérale non réglementée — base forfaitaire de 48 060 €

0,25 % — 120 €

Artisan — base forfaitaire de 48 060 €

0,29 % — 139 €

Commerçant ou profession libérale non réglementée avec conjoint collaborateur — base forfaitaire de 48 060 €

0,34 % — 163 €

PASS 2026 : 48 060 €. Les taux et seuils sont exprimés sur une base annuelle. Une proratisation peut être nécessaire en cas d’année incomplète ou de situation particulière.

2/ Assiette et cotisations minimales

Lorsque les revenus sont déficitaires ou inférieurs à certains seuils, des cotisations minimales demeurent dues, sauf cas particuliers. Elles ne s’appliquent notamment pas, en principe, aux bénéficiaires du RSA ou de la prime d’activité, sauf option contraire.

Cotisation

Assiette minimale 2026

Taux

Montant annuel minimal

Maladie-maternité 2 — indemnités journalières

19 224 € — 40 % du PASS

0,50 %

96 €

Retraite de base

5 409 € — 450 heures de Smic

17,87 %

967 €

Invalidité-décès

5 527 € — 11,5 % du PASS

1,30 %

72 €

CFP — commerçant ou profession libérale non réglementée

48 060 € — 1 PASS

0,25 %

120 €

CFP — artisan

48 060 € — 1 PASS

0,29 %

139 €

CFP — commerçant ou profession libérale non réglementée avec conjoint collaborateur

48 060 € — 1 PASS

0,34 %

163 €

Il n’existe pas de cotisation minimale pour la maladie-maternité 1, la retraite complémentaire, les allocations familiales ou la CSG-CRDS.

3/ Début d’activité et Acre en 2026

En cas de création ou de reprise d’entreprise en 2026, l’exonération Acre peut être accordée, sous conditions, pendant 12 mois. Depuis 2026, l’exonération maximale correspond au quart des cotisations concernées ; elle n’est donc plus présentée comme une exonération totale.

Exonération Acre selon le revenu

Revenu

Nature de l’exonération

Revenu inférieur ou égal à 36 045 € — 75 % du PASS

Exonération égale au quart du montant des cotisations maladie-maternité, indemnités journalières, allocations familiales, retraite de base et invalidité-décès.

Revenu supérieur à 36 045 € et inférieur à 48 060 € — entre 75 % et 100 % du PASS

Exonération dégressive.

Revenu égal ou supérieur à 48 060 € — 1 PASS

Pas d’exonération.

Durant la période de début d’activité, les cotisations non exonérées sont calculées sur une base forfaitaire, proratisée lorsque l’activité débute en cours d’année, sauf la CFP qui demeure forfaitaire.

Cotisations non exonérées en cas d’Acre

Cotisation

Base forfaitaire

Taux

Montant annuel

Retraite complémentaire

9 131 € — 19 % du PASS

8,10 %

740 €

CSG-CRDS

9 131 € — 19 % du PASS

9,70 %

886 €

CFP — commerçant ou profession libérale non réglementée

48 060 € — 1 PASS

0,25 %

120 €

CFP — artisan

48 060 € — 1 PASS

0,29 %

139 €

CFP — commerçant ou profession libérale non réglementée avec conjoint collaborateur

48 060 € — 1 PASS

0,34 %

163 €

Première année d’activité en 2026 sans exonération Acre

Cotisation

Base de calcul

Taux

Montant annuel

Retraite de base

9 131 € — 19 % du PASS

17,87 %

1 632 €

Retraite complémentaire

9 131 € — 19 % du PASS

8,10 %

740 €

Invalidité-décès

9 131 € — 19 % du PASS

1,30 %

119 €

Indemnités journalières

19 224 € — 40 % du PASS

0,50 %

96 €

Maladie-maternité 1

9 131 € — 19 % du PASS

0 %

0 €

Allocations familiales

9 131 € — 19 % du PASS

0 %

0 €

CSG-CRDS

9 131 € — 19 % du PASS

9,70 %

886 €

Total hors CFP

3 473 €

Un complément ou un remboursement peut intervenir en 2027 lors de la régularisation effectuée à partir de la déclaration des revenus définitifs 2026. Les montants présentés sont annuels et doivent être proratisés en cas de début d’activité en cours d’année, sauf pour la CFP.

 

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C’est l’histoire d’un investisseur qui ne fait pas que perdre son travail…

31 juillet 2026

Un couple a acheté un logement qu’il s’est engagé à louer pendant 9 ans pour bénéficier, toutes conditions ici remplies, de l’avantage fiscal prévu dans une telle situation. Mais, parce que l’époux a perdu son travail, le couple vend le logement, 3 ans après son achat…

Une vente qui rompt l’engagement de location pris par le couple et remet en cause le bénéfice de l’avantage fiscal, estime l’administration fiscale... « Non ! », rétorque le couple : le licenciement est un motif légal de rupture de l’engagement de location qui ne remet pas en cause l’avantage fiscal... Sauf qu’il ne s’agit pas ici d’un licenciement, mais d’une résiliation amiable du contrat de travail, conteste l’administration : la rupture du contrat de travail de l’époux est intervenue dans le cadre d’un plan de départs volontaires, auquel il a adhéré, intégré à un plan de sauvegarde de l’emploi…

Ce que confirme le juge : il y a bien ici une rupture de l’engagement de location, laquelle remet en cause l’avantage fiscal.

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C’est l’histoire d’un investisseur qui ne fait pas que perdre son travail…

Durée : 02:34
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C’est l’histoire d’un propriétaire qui surveille sa boite aux lettres…

30 juillet 2026

Un propriétaire fait construire 2 maisons, mais, faute d’avoir les autorisations requises, leur destruction est réclamée par l’administration. Pour éviter d’en arriver là, il lui soumet une demande de permis de construire rectificatif, que l’administration va refuser…

Sauf qu’elle a envoyé son courrier de refus plus de 2 mois après sa demande, conteste le propriétaire qui s’estime, dès lors, titulaire d’un permis de construire tacite… Ce que conteste l’administration : elle lui a fait parvenir un courrier de refus dans le délai de 2 mois, comme le prouve le cachet de La Poste… Un cachet qui prouve que le courrier a été pris en charge par La Poste, mais pas qu’il a été présenté chez lui dans les temps, fait remarquer le propriétaire…

Ce que confirme le juge : c’est bien la présentation du courrier à l’intéressé qui doit intervenir dans les 2 mois. Le cachet attestant de la prise en charge du courrier par La Poste ne suffit pas à démontrer qu’il a bien été présenté dans les temps…

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Contrôle fiscal surprise : une mauvaise surprise pour les terminaux de paiement ?

30 juillet 2026

Le gérant d'un restaurant reçoit la visite, à l'improviste, d'un agent de l'administration fiscale. Celui-ci lui demande de lui présenter les terminaux de paiement utilisés par son établissement afin d'en relever les références, ainsi que les identifiants des comptes bancaires sur lesquels sont versés les fonds encaissés. 

Surpris, le gérant se demande si un tel contrôle inopiné est possible.

D'après vous ?

La bonne réponse est... Oui

L'administration fiscale peut désormais effectuer des contrôles inopinés portant non seulement sur les logiciels et systèmes de caisse, mais aussi sur les terminaux et systèmes de paiement électronique utilisés pour encaisser les règlements des clients, qu'ils soient ou non reliés à une caisse enregistreuse. À cette occasion, les agents peuvent notamment relever les références des équipements utilisés, ainsi que les comptes bancaires sur lesquels sont versés les paiements. 

Attention : le refus de présenter tout ou partie des terminaux ou systèmes de paiement électronique est passible d'une amende de 7 500 € par appareil non présenté.

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C’est l’histoire d’un professionnel qui rappelle qu’il ne peut pas tout connaître…

29 juillet 2026

Un boucher-charcutier achète des produits pour nettoyer ses équipements, mais qui s’avèrent inadaptés… Reprochant à la société qui lui a vendu ces produits un défaut de conseil, le boucher lui réclame un dédommagement…

« À tort ! », selon la société : le boucher est un entrepreneur, donc un professionnel vis-à-vis duquel elle n’a pas d’obligation de conseil… « Faux ! », conteste le boucher : n’étant pas un professionnel des produits de nettoyage, la société aurait donc dû se renseigner sur ses besoins et lui proposer des produits adaptés… Mais la société se défend en rappelant que le boucher a l’habitude d’utiliser des produits de nettoyage pour son activité et que la notice des produits vendus est suffisamment compréhensible pour un profane…

Ce qui ne convainc pas le juge, qui donne raison au boucher : la société avait l’obligation de se renseigner sur ses besoins pour être en mesure de l'informer de l'inadéquation des produits de nettoyage achetés avec les surfaces à nettoyer...

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Industrie
Actu Fiscale

Alcool et substances stimulantes : la taxe « prémix » se précise

27 juillet 2026 - 1 minute

Les boissons alcoolisées mélangées à certaines substances stimulantes sont soumises à une taxation spécifique. Afin de sécuriser l'application de cette taxe, il est désormais précisé quelles sont exactement les substances concernées. On fait le point…

Rédigé par l'équipe WebLex.

Taxe « prémix » : quelles boissons sont concernées ?

La taxe dite « prémix » s'applique à certaines boissons alcoolisées auxquelles sont ajoutées des substances ayant un effet stimulant. L'objectif est de limiter la consommation de boissons associant alcool et stimulants, dont les effets peuvent favoriser une sous-estimation de l'état d'alcoolisation.

Jusqu'à présent, la loi prévoyait l'application de cette taxe aux boissons contenant de telles substances, sans en dresser la liste. Mais cette liste vient d’être établie…

À compter du 1er septembre 2026, sont considérées comme des substances ayant un effet stimulant, pour l'application de cette taxe :

  • la caféine ;
  • la guaranine ;
  • la taurine ;
  • le ginseng.

Cette liste permettra d'identifier plus facilement les boissons concernées par cette taxation, notamment pour les entreprises qui produisent, transforment, stockent, expédient ou commercialisent ces produits.

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