Facturation électronique : factures par mail, PDF ou papier interdites ?
Facturation électronique : le canal habituel reste possible, mais pas comme mode de fonctionnement
À partir du 1er septembre 2026, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire soumises à l'obligation d'émission devront transmettre leurs factures électroniques par l'intermédiaire d'une plateforme agréée pour les opérations concernées par la réforme.
En principe, l'envoi d'une facture par mail, en PDF ou sur papier ne répond donc pas à cette obligation et ne constitue pas le mode normal de transmission attendu.
Pour autant, l'administration rappelle qu'une facture adressée par l'un de ces canaux n'est pas dépourvue d'effet.
Lorsqu'elle correspond à une opération réelle et comporte les mentions nécessaires, elle peut être traitée, comptabilisée et payée afin d'assurer la continuité de l'activité et de la relation commerciale.
Si, au démarrage de la réforme, une difficulté technique empêche temporairement l'utilisation du circuit électronique, l'entreprise peut exceptionnellement recourir à un canal habituel afin d'éviter toute interruption de la facturation.
Mais cette solution reste transitoire : l'entreprise doit, dès que possible, transmettre ou régulariser la même facture via le circuit électronique prévu par la réforme afin de permettre la transmission des données à l'administration.
Surtout, l'administration insiste sur un point : il ne sera pas possible d'organiser durablement sa facturation en dehors du dispositif.
Les entreprises devront être en mesure de démontrer qu'elles sont engagées dans une véritable démarche de mise en conformité et qu'elles corrigent progressivement les difficultés rencontrées.
Pendant la phase de démarrage de la réforme, l'administration indique qu'elle tiendra compte des difficultés réelles rencontrées par les entreprises engagées dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité.
Cette souplesse ne reporte toutefois, ni ne suspend l'entrée en vigueur de l'obligation de facturation électronique.
Les lecteurs ont également consulté…
Facturation électronique : et si votre dispositif n'est pas opérationnel ?
Émettre des factures électroniques : l'obligation s'applique dès le 1er septembre 2026
Les entreprises soumises à la 1re vague de la réforme de la facturation électronique restent tenues d'émettre leurs factures électroniques à compter du 1er septembre 2026.
Le fait que leur système d'information, leur plateforme ou leur prestataire rencontre encore des difficultés ne suspend pas cette obligation.
Pour autant, l'administration n'attend pas des entreprises qu'elles disposent, dès le 1er jour, d'un dispositif parfaitement stabilisé.
L'administration invite les entreprises à adopter une démarche progressive de mise en conformité.
Concrètement, elles sont encouragées à utiliser le circuit électronique pour les flux déjà opérationnels, à corriger progressivement les difficultés rencontrées sur les autres flux et à conserver les éléments démontrant les actions engagées.
Autrement dit, il n'est pas recommandé d'attendre que l'ensemble du dispositif soit finalisé pour commencer à émettre des factures électroniques. Les entreprises ont au contraire intérêt à basculer en priorité les flux les plus importants ou les plus faciles à traiter.
Si, pour certaines factures, le circuit électronique ne peut pas être utilisé immédiatement, l'entreprise peut recourir, à titre transitoire, à un autre canal de transmission afin d'éviter une interruption de la facturation ou un blocage des paiements.
Cette solution ne dispense toutefois pas de l'obligation d'émission électronique. Lorsqu'elle est possible, une régularisation ultérieure par la transmission de la même facture via une plateforme agréée est recommandée.
À défaut de régularisation, l'entreprise devra être en mesure de démontrer qu'elle est engagée dans une démarche réelle et continue de mise en conformité.
C'est cette trajectoire active, davantage que l'absence de toute difficulté technique, que l'administration indique vouloir prendre en compte pendant la phase de démarrage de la réforme.
Les lecteurs ont également consulté…
Retraite : le calcul de la pension évolue
Retraite de base : 24 ou 23 années retenues pour calculer le revenu annuel moyen
Pour rappel, la pension de retraite de base du régime général est notamment calculée à partir du revenu annuel moyen (ou salaire annuel moyen) correspondant aux 25 meilleures années de carrière.
Dans une logique d’amélioration des droits, la de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a prévu que, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, les majorations de durée d’assurance (liées à la maternité, l’éducation, l’adoption et le congé parental) seront considérées comme des périodes cotisées pour l’ouverture de droit à la retraite anticipée pour carrière longue, dans le respect d’une durée maximale qui restait à fixer.
C’est désormais chose faite puisque, pour les pensions prenant effet à compter du 1erseptembre 2026, le revenu annuel moyen sera calculé sur la base :
- des 24 meilleures années lorsque l’assuré a bénéficié d’une majoration de durée d’assurance au titre d’un enfant ;
- des 23 meilleures années lorsqu’il a bénéficié d’une telle majoration au titre d’au moins 2 enfants.
Sont concernés les assurés bénéficiant d’une majoration de durée d’assurance :
- pour maternité, adoption ou éducation d’un enfant ;
- pour l’éducation d’un enfant handicapé ;
- au titre d’un congé parental d’éducation.
Notez que, si cette mesure a initialement été présentée comme une mesure destinée à « améliorer la retraite des mères », cette évolution ne leur est pas réservée : elle bénéficie à tout assuré remplissant les conditions requises.
Ces nouvelles règles de calcul s’appliquent également aux travailleurs non-salariés relevant du régime général pour l’assurance vieillesse.
Carrière longue : jusqu’à 2 trimestres liés aux enfants pris en compte
Autre évolution : depuis le 1er septembre 2026, les assurés souhaitant bénéficier d’un départ anticipé à la retraite au titre d’une carrière longue pourront prendre en compte certains trimestres supplémentaires liés aux enfants.
Pour mémoire, le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue permet à certains assurés ayant commencé à travailler jeunes (soit avant 16, 18, 20 ou 21 ans) de partir à la retraite avant l’âge légal, sous réserve notamment de justifier d’une durée d’assurance cotisée suffisante.
Certaines périodes qui n’ont pas donné lieu à cotisations peuvent néanmoins être assimilées à des périodes cotisées, dans certaines limites : ce sont les périodes dites « réputées cotisées ».
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a prévu d’y intégrer les périodes correspondant aux majorations de durée d’assurance accordées :
- au titre de la maternité, de l’adoption ou de l’éducation d’un enfant ;
- au titre d’un congé parental d’éducation.
Mais une limite est fixée : 2 trimestres au maximum pourront être retenus pour l’accès au dispositif de retraite anticipée pour carrière longue.
Notez que cette mesure s’applique également aux travailleurs non-salariés, y compris aux professions libérales réglementées et aux avocats.
Les lecteurs ont également consulté…
Prime carburant : un plafond d’exonération doublé en 2026
Prime carburant : un plafond d’exonération réhaussé à 600 € et plus de salariés concernés
Rappelons que l’employeur peut, de manière facultative, prendre en charge tout ou partie des frais exposés par ses salariés pour leurs déplacements entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail.
Cette prise en charge, appelée prime transport, peut notamment concerner :
- les frais de carburant, comme l’essence ou le diesel ;
- les frais d’alimentation d’un véhicule électrique, hybride rechargeable ou à hydrogène.
En principe, cette prime bénéficie d’une exonération d’impôt sur le revenu et de cotisations et contributions sociales dans la limite de 600 € par an et par salarié, dont 300 € maximum au titre des frais de carburant.
Jusqu’alors, la prise en charge des frais de carburant était par ailleurs réservée aux salariés contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour se rendre au travail. Il s’agit notamment de ceux :
- dont la résidence habituelle ou le lieu de travail se trouve dans une commune qui n’est pas desservie par un service public de transport collectif régulier ou par un service privé mis en place par l’employeur, ou qui n’est pas incluse dans le périmètre d’un plan de mobilité obligatoire ;
- ou dont les horaires de travail ne permettent pas d’utiliser les transports en commun.
À cela s’ajoute, en principe, une règle de non-cumul entre cette prise en charge et la participation obligatoire de l’employeur au coût des abonnements de transports publics.
Le Gouvernement a cependant annoncé fin mai 2026 sa volonté d’aménager temporairement le dispositif et d’avantager les salariés afin de répondre à la hausse des prix des carburants.
Dans un communiqué du 6 août 2026 publié via le bulletin officiel de la Sécurité sociale, l’administration vient de confirmer ces assouplissements.
Ainsi, pour les primes versées jusqu’au 31 décembre 2026, la limite d’exonération propre aux frais de carburant passe de 300 € à 600 € par an et par salarié.
Concrètement, un employeur qui prend en charge les frais de carburant engagés par un salarié pourra donc bénéficier, en 2026, d’une exonération dans cette nouvelle limite, sous réserve du respect des autres conditions applicables au dispositif.
Il est également confirmé la suspension, jusqu’à la fin de l’année 2026, de certaines conditions normalement applicables au versement de la prime carburant.
Ainsi, ne seront temporairement plus exigées :
- la condition tenant à l’absence de solution de transport en commun ;
- l’interdiction de cumuler la prime carburant avec la prise en charge par l’employeur des abonnements de transports publics.
En pratique, la prime carburant pourra donc bénéficier à un nombre beaucoup plus important de salariés en 2026, y compris à ceux qui disposent d’une offre de transports collectifs ou dont l’abonnement aux transports publics est déjà pris en charge en partie par leur employeur.
Les autres règles encadrant la prime transport restent, en revanche, applicables. Sa mise en place demeure notamment facultative pour l’employeur. Notez toutefois qu’au plan formel, ces mesures nécessitent encore une adaptation des textes juridiques applicables.
Dans l’intervalle, l’administration admet, par tolérance, que les employeurs puissent déjà anticiper ces nouvelles règles dans leurs déclarations effectuées au titre de l’année 2026.
Les entreprises peuvent donc appliquer ces assouplissements pour 2026 dans les conditions précisées par l’administration, dans l’attente de la publication des textes officiels.
Les lecteurs ont également consulté…
Facturation électronique : pourquoi attendre 2027 ?
Une entrée anticipée dans la réforme… sur la base du volontariat !
Même si elle n'est pas encore soumise à l'obligation d'émission, une entreprise peut décider d'adopter volontairement la facturation électronique avant le 1er septembre 2027.
Cette anticipation peut présenter plusieurs intérêts : tester les outils retenus, former les équipes, adapter progressivement les procédures internes ou encore harmoniser ses pratiques avec celles de ses principaux clients ou fournisseurs déjà engagés dans la réforme.
Anticiper ne signifie toutefois pas appliquer des règles différentes. Les factures électroniques émises volontairement doivent emprunter le même circuit que celles émises dans le cadre de l'obligation légale.
Concrètement, elles doivent être transmises par l'intermédiaire d'une plateforme agréée, que l'entreprise y accède directement ou via son logiciel de facturation, son logiciel de gestion, son expert-comptable, sa banque ou tout autre prestataire raccordé au dispositif.
Par ailleurs, ces factures restent soumises aux règles de droit commun. Elles doivent notamment comporter l'ensemble des mentions obligatoires permettant d'identifier les parties, l'opération réalisée, les montants facturés et, le cas échéant, la TVA applicable.
L'entrée volontaire dans le dispositif mérite d'être préparée. L'entreprise a tout intérêt à définir les flux qu'elle souhaite intégrer en priorité, à vérifier que ses outils sont correctement paramétrés et à suivre les statuts de transmission des factures afin d'identifier rapidement d'éventuels rejets.
Cette montée en charge peut d'ailleurs être progressive. Une entreprise peut choisir de commencer avec certains clients, certains établissements ou certaines catégories de factures avant de généraliser le dispositif.
Enfin, une vigilance particulière s'impose pour éviter les doubles transmissions de factures, susceptibles d'entraîner des doubles paiements, des doubles comptabilisations ou des difficultés de rapprochement.
Rappelons enfin que cette faculté d'anticiper la réforme ne modifie pas le calendrier légal : pour les PME, TPE et micro-entreprises, l'obligation d'émettre des factures électroniques demeure fixée au 1er septembre 2027, tandis que l'obligation d'être en mesure d'en recevoir s'applique dès le 1er septembre 2026.
Les lecteurs ont également consulté…
Facturation électronique : votre client peut-il vous imposer d'anticiper ?
Une obligation d'émission qui dépend du propre calendrier de l’entreprise
La réforme de la facturation électronique prévoit un calendrier d'entrée en vigueur progressif. Si les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront émettre des factures électroniques dès le 1er septembre 2026, les PME, TPE et micro-entreprises ne seront soumises à cette obligation qu'à compter du 1er septembre 2027.
Jusqu'à cette date, une entreprise qui n'a pas choisi d'anticiper volontairement la réforme peut continuer à émettre ses factures selon ses modalités habituelles.
Le fait qu'un client soit déjà soumis à l'obligation d'émettre des factures électroniques ne lui permet pas d'imposer cette obligation à ses fournisseurs dont l'échéance n'est pas encore arrivée.
En conséquence, une facture régulièrement établie ne peut pas être refusée ou laissée impayée au seul motif qu'elle n'a pas été transmise sous forme électronique dans le cadre de la réforme.
Rien n'empêche néanmoins les parties de convenir contractuellement d'échanger leurs factures sous un format dématérialisé avant l'entrée en vigueur de l'obligation légale.
Il s'agit toutefois d'un choix commercial ou contractuel, et non d'une conséquence de la réforme.
Une entreprise qui ne souhaite pas anticiper peut donc rappeler à son client que son obligation d'émettre des factures électroniques ne prendra effet qu'au 1er septembre 2027.
À noter que cette règle ne remet pas en cause les dispositifs spécifiques déjà applicables dans certaines situations, notamment en matière de facturation à destination de la sphère publique.
Les lecteurs ont également consulté…
Experts-comptables : comment développer les missions de conseil de votre cabinet grâce aux informations de marché
Les missions de conseil ne sont plus une option
Pendant longtemps, la production comptable a constitué le principal moteur de croissance des cabinets. Cette équation est en train de changer. À mesure que la facture électronique automatise une partie croissante des tâches de production, la valeur se déplace vers le conseil, l'analyse et l'accompagnement des dirigeants.
Cette évolution répond d'ailleurs à une réalité de terrain : les occasions d'apporter du conseil sont nombreuses. Développer une activité, réaliser une acquisition, rechercher un financement, préparer une transmission ou encore évaluer une entreprise sont autant de situations dans lesquelles les dirigeants attendent un accompagnement éclairé. L'intelligence artificielle peut certes leur apporter de premiers éléments de réponse, mais elle ne remplace ni l'analyse d'une situation particulière ni le jugement d'un professionnel capable de challenger leurs hypothèses et d'étayer leurs décisions.
Autant d'opportunités, pour les experts-comptables, de développer de nouvelles missions de conseil. L’enjeu consiste à les identifier, puis à disposer des informations nécessaires pour les transformer en prestations claires, crédibles et rentables.
Les informations de marché ouvrent la voie à de nouvelles missions de conseil
C'est précisément l'ambition de CAUDIA, qui met à la disposition des experts-comptables une plateforme d'intelligence de marché agrégeant et structurant des informations financières, sectorielles et immobilières pour fonder leurs analyses et objectiver leurs recommandations.
Premier terrain d'application : l'évaluation d'entreprise. L'arrivée d'un nouvel associé, une restructuration juridique, une augmentation de capital, une transmission familiale ou encore un test de dépréciation amène régulièrement à s'interroger sur la valeur d'une société.
CAUDIA permet de s'appuyer sur des transactions comparables de TPE-PME françaises, de construire un panel pertinent et d'analyser les multiples de valorisation observés sur le marché. L'objectif n'est pas d'appliquer mécaniquement un multiple, mais d’établir une fourchette de valeur à partir de références réellement pertinentes.
Autre exemple : l'accompagnement au financement. Un prévisionnel financier ne prend réellement du sens que s'il est confronté à son environnement économique. Zone de chalandise, concurrence locale, clientèle potentielle, niveau de prix ou pratiques du secteur permettent de challenger les hypothèses du dirigeant et de rendre un business plan plus crédible auprès d'une banque ou d'investisseurs. Les informations de marché ne garantissent pas l'obtention d'un financement, mais elles permettent de justifier les hypothèses retenues et de présenter un dossier plus solide.
Enfin, l'immobilier constitue un gisement de missions encore peu exploité par les cabinets. Déterminer un loyer de marché entre une SCI et une société d'exploitation, apprécier la valeur d'un bien dans le cadre d'un commissariat aux apports ou documenter une valorisation patrimoniale pour l'IFI nécessite de disposer de références de marché. Là encore, CAUDIA apporte des repères objectifs qui permettent de conforter les hypothèses retenues et d’argumenter les choix effectués auprès du client comme de l'administration.
À première vue, ces analyses pourraient sembler à la portée des outils d’intelligence artificielle. La réalité est pourtant différente. “La différence de CAUDIA ne tient pas seulement à la donnée qu’elle utilise, mais à ce qu’elle en fait. Là où une IA généraliste exploite principalement des informations déjà publiées et facilement accessibles, CAUDIA collecte et retraite des sources plus difficiles à exploiter directement, comme les actes déposés aux greffes, qu’elle retraite pour construire une vision beaucoup plus fine des TPE-PME”, explique Romain Caudron, expert-comptable et co-fondateur de Caudia. Enrichies, structurées et directement utilisables, ces données permettent aux experts-comptables d'éclairer leurs analyses avec des références précises et traçables, afin d’appuyer leurs recommandations et de sécuriser leurs missions de conseil.
Développer le conseil, c'est avant tout changer de posture
Disposer des bonnes informations ne suffit pas. Pour développer durablement des missions de conseil, les cabinets doivent également adopter une nouvelle posture.
La première consiste à saisir les opportunités qui se présentent naturellement au fil des échanges avec les dirigeants. Un client évoque par exemple son projet de reprendre une cave à vin. Pendant longtemps, ce type d'échange relevait naturellement de la relation client. Quelques conseils suffisaient souvent à accompagner le dirigeant… avec, en ligne de mire, la future mission comptable.
Pourtant, cette simple demande peut être le point de départ de plusieurs missions à forte valeur ajoutée : analyser le potentiel commercial de la zone, réaliser une étude de marché, consolider un business plan pour rechercher des financements ou encore réfléchir à la structuration patrimoniale de l'opération. Il ne s'agit plus seulement de répondre à une question, mais de transformer un besoin ponctuel en une prestation de conseil structurée.
La seconde posture consiste à créer les opportunités. Plutôt que d'attendre qu'un client exprime un besoin, le cabinet peut commencer par faire l'inventaire de son portefeuille clients afin d'identifier les entreprises susceptibles de bénéficier d'un accompagnement... : un dirigeant qui approche de la retraite, une PME en forte croissance, une société qui envisage une restructuration ou un investissement immobilier…
Cette démarche permet au cabinet de redevenir force de proposition. Elle renforce sa valeur d'accompagnement, fidélise ses clients et ouvre la voie à de nouvelles missions.
L’enjeu est toutefois de transformer ces opportunités en prestations structurées, reproductibles et rentables. “Grâce à Caudia, ces missions peuvent être réalisées de façon simple et rentable, sans repartir de zéro : nos utilisateurs s'appuient sur des informations déjà vérifiées et prêtes à l'emploi”, complète Eva Miare, cofondatrice de CAUDIA.
C'est là que réside la véritable valeur ajoutée de l'expert-comptable. L'intelligence artificielle répond aux questions qu'on lui pose. L'expert-comptable, lui, challenge les hypothèses du dirigeant, met les informations en perspective et formule des recommandations adaptées à son contexte. Les plateformes d'information de marché ne remplacent pas ce jugement : elles lui donnent les moyens de l'exercer plus efficacement, grâce à des informations fiables, structurées et directement exploitables.
En pratique
✔ Plateforme d'intelligence de marché dédiée aux professionnels du chiffre
✔ Quatre modules (évaluation, étude de marché, valeur immobilière, coût du capital)
✔ Abonnement sans engagement
✔ Rentabilisée dès la première mission de conseil
👉 Découvrir la plateforme et réserver une démonstration
Publi-rédactionnel
Incendies estivaux 2026 : des mesures fiscales de soutien pour les sinistrés
Des délais pour le paiement des impôts
Les particuliers et les professionnels touchés par les incendies et qui rencontrent des difficultés pour payer leurs impôts sont invités à se rapprocher de leur service des impôts.
L’administration fiscale a annoncé qu’elle examinerait avec bienveillance les demandes de report de paiement des échéances fiscales formulées par les professionnels et les particuliers affectés par les incendies.
Les professionnels en difficulté peuvent également se rapprocher du conseiller départemental aux entreprises en difficulté.
Ils peuvent, par ailleurs, saisir la commission des chefs des services financiers et des représentants des organismes de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et de l'assurance chômage (CCSF).
Pour rappel, cette commission peut, sous certaines conditions, accorder aux entreprises rencontrant des difficultés financières des délais pour régler leurs dettes fiscales et sociales, au moyen d'un plan d'échelonnement.
Taxe foncière : des dégrèvements prévus
Des mesures spécifiques sont également prévues concernant la taxe foncière.
Pour la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB), des dégrèvements pourront être accordés par zones, selon la procédure applicable en cas de perte de récoltes sur pied. L'administration pourra alors procéder à des dégrèvements d'office.
Lorsqu'un tel dégrèvement d'office ne peut pas être mis en œuvre, ou lorsque les pertes subies individuellement sont supérieures au taux retenu dans le cadre du dégrèvement collectif, les contribuables concernés pourront déposer une réclamation individuelle. L'administration indique que ces demandes feront l'objet d'un examen attentif.
Concernant la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), un dégrèvement gracieux de la taxe due au titre de l'année 2026 est prévu pour les logements et locaux :
- détruits en raison des incendies ;
- ou dont l'accès ou l'occupation sont devenus impossibles en raison d'un arrêté de péril interdisant leur accès et leur occupation.
Taxe d’habitation et taxe sur les logements vacants
Un dispositif comparable est prévu en matière de taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS) et de taxe sur les logements vacants (TLV).
Lorsque l'occupation d'un logement est devenue impossible en raison du sinistre et qu'un arrêté de péril en interdit l'accès et l'occupation, l'administration procédera, à titre gracieux, au dégrèvement de la THRS ou de la TLV établie au titre de l'année 2026.
Un dégrèvement de cotisation foncière des entreprises pour les professionnels
Les professionnels bénéficient également d'une mesure spécifique concernant la cotisation foncière des entreprises (CFE).
Lorsque les locaux professionnels ont été détruits par les incendies ou lorsque leur accès ou leur occupation sont devenus impossibles en raison d'un arrêté de péril, un dégrèvement, à titre gracieux, de la CFE due au titre de l'année 2026 sera accordé.
Une exonération pour certains renseignements hypothécaires
Enfin, une mesure de bienveillance est mise en place concernant la contribution de sécurité immobilière (CSI).
Seront exonérées de cette contribution les demandes de renseignements hypothécaires et de copies de documents nécessaires à l'indemnisation des sinistrés lorsqu'elles sont présentées par :
- les compagnies d'assurance ;
- leurs experts ;
- les personnes sinistrées elles-mêmes.
Cette exonération concerne les demandes portant sur des immeubles situés dans les communes touchées par les incendies.
Plus généralement, les services fiscaux porteront une attention particulière aux demandes formulées par l'ensemble des particuliers et professionnels victimes de ces incendies.
Les lecteurs ont également consulté…
Débitants de tabacs : modernisation des demandes d’aides
Aide à la sécurité : place à la plateforme GIMT
L’aide à la sécurité est un dispositif permettant aux débitants de tabacs de bénéficier d’aides financières par période de 5 ans afin de faciliter le financement d’équipements de sécurité pour leurs locaux.
Les modalités de demande de cette aide évoluent afin de s’accorder avec la mise en service en février 2025 de la plateforme Gestion informatisée du monopole des tabacs (GIMT).
Cette plateforme permet aux débitants de tabacs de suivre leur activité, l’évolution de leur rémunération, de leur chiffre d’affaires, etc.
La plateforme permet également la gestion des différentes aides auxquelles ils peuvent prétendre.
C’est pourquoi, pour toutes les demandes d’aides à la sécurité faites depuis le 15 juillet 2026, il est nécessaire d’utiliser la plateforme, là où cela se faisait au préalable par « tout moyen écrit ».
De la même façon, lorsqu’un débitant formule une demande et que son dossier n’est pas complet, il en est informé par le service des douanes et droits indirects directement sur la plateforme GIMT et non plus par courrier recommandé.
- Décret no 2026-613 du 9 juillet 2026 modifiant le décret no 2006-742 du 27 juin 2006 portant création d'une aide à la sécurité des débits de tabac et modifiant l'article 281 de l'annexe II au code général des impôts
- Arrêté du 9 juillet 2026 modifiant l'arrêté du 14 décembre 2017 fixant le modèle et la composition du dossier de demande d'aide à la sécurité et définissant la liste des matériels de sécurité éligibles à l'aide à la sécurité ainsi que les montants forfaitaires maximaux pris en charge
Les lecteurs ont également consulté…
Industrie textile : la fast fashion sous surveillance
Fast fashion : définition et sensibilisation
La réglementation se durcit s’agissant des produits textiles d'habillement, des chaussures, des produits textiles neufs pour la maison pour les entreprises qui ne sont pas établies dans un État membre de l'Union européenne (UE) ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen (EEE). Il est question ici de limiter les impacts de la mode ultra-express visant ces produits.
La mode ultra-express ou « fast fashion » relève des pratiques industrielles et commerciales des producteurs, en magasin ou en ligne, qui ont pour conséquence la diminution de la durée d'usage ou de la durée de vie de ces produits, en raison de la mise sur le marché d'un nombre élevé de références de produits neufs et de la faible incitation à réparer ces produits.
Il faut noter que les seuils relatifs au nombre de références de produits neufs, ainsi que les critères de la faible incitation à réparer, par marque et par canal de vente, restent encore à préciser.
Les entreprises qui pratiquent la fast fashion en ligne seront tenues d’afficher sur leur site internet, de manière claire, lisible et compréhensible, selon des modalités précises qui restent encore à préciser, des messages :
- encourageant à la sobriété, au réemploi, à la réparation, à la réutilisation et au recyclage des produits textiles ;
- informant sur l'incidence sociale des produits textiles ;
- sensibilisant à leur incidence sur l'environnement et sur la santé humaine ;
- informant sur l'incidence sur l'environnement du service de livraison des produits proposés.
De la même manière, les lieux de fabrication du produit textile en question vendu en ligne doivent être portés à la connaissance du consommateur de manière claire et lisible sur la plateforme numérique, en caractères d'une taille égale à celle de l'indication du prix et à proximité de celui-ci.
Enfin, il est aussi prévu une sensibilisation aux incidences de la mode non durable dans l'éducation des élèves au développement durable qui :
- comprend une sensibilisation aux incidences sur l'environnement et sur la santé humaine des productions et des pratiques de consommation non durables ;
- inclut la découverte des matériaux responsables ou à faibles incidences sur l'environnement, des conditions de production ainsi que de l'étiquetage ;
- met en avant les pratiques de consommation durable au quotidien, notamment dans l'utilisation des produits textiles et d'habillement.
Fast fashion : publicité interdite
À partir du 1er janvier 2027, toute publicité dans les médias en faveur des articles ou des marques de la mode ultra-express sera interdite, de même que la promotion directe ou indirecte des marques ayant recours à cette pratique.
Pour la promotion de ces produits, le terme « gratuit » ne pourra être utilisé ni comme outil de marketing, ni comme outil promotionnel dans le cadre d'une relation commerciale.
Cette interdiction vaudra également, à partir du 1er janvier 2027, pour les influenceurs commerciaux, que leurs activités d’influence aient donné lieu ou pas à une contrepartie financière (par exemple dons ou prêts de vêtements, invitations, etc.). Les manquements et les infractions à ces obligations seront passibles d'une amende administrative de 100 000 € maximum.
Fast fashion : des pénalités renforcées
Un nouveau critère de modulation des éco-contributions applicables à la filière de responsabilité élargie des producteurs (REP) « textiles » est mis en place.
Pour rappel, cette filière REP permet l'application du principe pollueur-payeur dans les secteurs de l'habillement, de la chaussure et du linge de maison : les éco-contributions financières acquittées par les producteurs pour prévenir et gérer leurs déchets sont modulées en fonction de critères de performance environnementale.
Aux critères existants est ajouté un nouveau critère portant sur l’incidence sur l'environnement, et notamment les atteintes à la biodiversité et l’empreinte carbone.
Il est prévu que, lorsque cela est possible, ces éco-contributions soient modulées en fonction des pratiques industrielles et commerciales des producteurs qui influencent la durée d'utilisation du produit et la probabilité qu'un produit devienne un déchet. Concrètement, il s’agit ici de tenir compte de l’incitation à réparer, de l’étendue de la gamme de produits ou de la fréquence des offres.
Lorsque cette modulation prend la forme d'une pénalité, le montant de celle-ci est compris entre :
- 25 centimes et 12 € par produit à partir du 1er septembre 2026 ;
- 50 centimes et 14 € par produit en 2027 ;
- 75 centimes et 16 € par produit en 2028 ;
- 1 et 18 € par produit en 2029 ;
- 2 et 20 € par produit à partir de 2030.
Il faut noter que, pour lutter contre les pratiques frauduleuses, les entreprises établies à l'étranger devront désigner un mandataire en France chargé des obligations découlant de la REP.
Enfin, une fraction des contributions financières versées par les producteurs sera utilisée par les éco-organismes pour financer des infrastructures de collecte, de tri, de réemploi, de préparation en vue de la réutilisation et de recyclage sur le territoire national.
Fast fashion : en ce qui concerne le contrôle des produits textiles
Il est prévu que les agents de la prévention des risques, les agents des douanes et les agents de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sont autorisés, pour les besoins de leurs missions de contrôle, à se communiquer, spontanément ou sur demande, tous les renseignements et les documents détenus ou recueillis dans l'exercice de leurs missions respectives, sans que le secret professionnel fasse obstacle à une telle communication.
De la même manière, les agents de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et les agents de la Commission nationale de l'informatique et des libertés sont autorisés à se communiquer, spontanément ou sur demande, tous les renseignements et les documents détenus ou recueillis dans le cadre de leurs missions respectives et nécessaires à la recherche et à la constatation des infractions et des manquements à la réglementation relevant de leurs champs de compétences respectifs, sans que le secret professionnel fasse obstacle à une telle communication.
Fast fashion : des rapports à venir
Il faut noter que, au plus tard en janvier 2027, le Gouvernement doit remettre au Parlement un rapport étudiant l'opportunité d'un élargissement du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières aux produits textiles fabriqués en dehors du territoire de l'Union européenne.
Au plus tard en juillet 2027, le Gouvernement doit remettre au Parlement un rapport dressant le bilan de la mise en œuvre de mesures miroirs aux frontières du marché intérieur de l'Union européenne pour imposer des normes sanitaires, sociales et environnementales européennes à l'importation des produits relevant de la pratique de mode ultra-express.
Ce rapport devra analyser également l'opportunité d'inverser la charge de la preuve au moment de l'entrée des produits dans l'Union européenne : il incomberait à l'exportateur d'apporter la preuve que ses produits ont été produits dans des conditions conformes aux normes européennes, avec une vigilance particulière quant au respect des droits de l'homme.
