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La petite histoire du jour

20 juillet 2020

C’est l’histoire d’un employeur qui demande à un salarié de se raser…


Une entreprise de sécurité demande à un salarié de modifier l’apparence de sa barbe, qui, selon elle, affiche clairement ses convictions religieuse et politique. Mais parce que le salarié refuse, elle le licencie pour faute grave…

A tort, selon le salarié qui voit dans cette décision une discrimination et une violation de ses libertés individuelle et religieuse. Ce que conteste l’employeur pour qui cette restriction relève d’une exigence professionnelle essentielle et déterminante ; elle est, selon lui, légitime, proportionnée et justifiée par la nécessité d’assurer la sécurité du salarié lui-même, mais aussi de son équipe.

Sauf qu’aucune clause de neutralité n’interdit, dans l’entreprise, le port d’un signe religieux ou politique, constate le juge, et que la mise en danger du salarié et de ses collègues résultant du port de la barbe n’est pas démontrée : le licenciement du salarié repose sur un motif discriminatoire (ses convictions religieuse et politique) et doit donc être annulé.


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